Allocation
de solidarité aux personnes âgées
(« minimum vieillesse »)
"l’allocation
de solidarité aux personnes âgées (le « minimum
vieillesse »), pour les personnes ayant peu ou pas cotisé, atteint seulement 903
euros au 1er janvier 2020."
"En 2016, environ 553 000 seniors percevaient l’ASPA
(l’allocation de solidarité aux personnes âgées, qui a remplacé en 2007 les allocations qui constituaient jadis le minimum vieillesse) ou l’ASV
(l’allocation supplémentaire du minimum vieillesse, toujours versée à ceux qui
en bénéficiaient avant 2007).
l’ASPA est versée de manière différentielle : le bénéficiaire
touche la différence entre le montant maximal de l’allocation (833,20 euros par mois actuellement pour une personne seule) et ses ressources. Elle s’adresse aux
seniors disposant de peu ou pas de pensions de retraite. Les bénéficiaires du
minimum vieillesse étaient en 2016 12 % à ne toucher par ailleurs aucune pension
de retraite et 6 % à percevoir uniquement une réversion."
" (...) . Le minimum vieillesse, qui concerne près
de 600.000 personnes, sera revalorisé
à 800 euros, contre 792 euros
actuellement. Quant à la prime exceptionnelle pour les pensions inférieures à
1.200 euros, elle va concerne plus de 6 millions de retraités. Un peu plus tard
sur TF1, le Premier ministre a annoncé que le montant de cette prime serait de
40 euros. Au totel, ces coups de pouce pour les personnes âgées modestes
coûteront environ 250 millions d'euros à l'Etat, selon le chef du gouvernement.
La prime de 40 euros sera versée en une fois, en janvier-février 2015, a précisé
une source gouvernementale.
"Préserver leur pouvoir d'achat". "Ce montant forfaitaire de 40 euros, on verra
comment il va s'appliquer dans le détail, ce n'est pas grand chose 40 euros,
mais cela permet de maintenir les petites retraites au niveau du coût de la vie.
Cela permet de ne pas voir les petites retraites baisser, conformément à
l'engagement que j'avais pris", a fait valoir Manuel Valls, en confirmant la
hausse du minimum vieillesse de "96 euros par an". "Encore une fois, il ne
s'agit pas de dire que c'est extraordinaire, il s'agit uniquement de dire que
par dignité vis-à-vis de ces retraités nous préservons leur pouvoir d'achat par
cette prime et par cette augmentation", a-t-il dit. Quant aux 250 millions
d'euros que coûteront ces mesures, "nous les financerons par des économies", a promis le Premier ministre."
"Pour la
troisième année consécutive, l'Education nationale, l'Enseignement supérieur et
la Recherche restent le premier budget de l'Etat en 2017, en augmentation de
quelque 3 milliards. Le budget de l'Education nationale (écoles, collèges,
lycées), qui accueille 12,4 millions d'élèves, s'élève à 68,64 milliards
d'euros, tandis que celui de l'enseignement supérieur (2,6 millions d'étudiants)
et la recherche totalise 23,85 milliards. Soit 92,5 milliards au total.
Ce montant s'entend hors contributions directes de l'Etat aux retraites des
fonctionnaires, selon les chiffres communiqués mercredi par Bercy.
La hausse est
donc de 2,15 milliards d'euros pour le scolaire par rapport à 2016
et de 852
millions pour le supérieur et la recherche. Pour la seule recherche,
le budget
est de 7,9 milliards d'euros, en progression de 281 millions."
"Bruxelles
persiste et signe. Dans ses prévisions économiques d’hiver, publiées jeudi 4
février, la Commission européenne confirme ce qu’elle avait déjà pointé dans ses
prévisions d’automne, en novembre 2015. La France, à politiques inchangées, ne
tiendra pas son objectif de réduction du déficit public sous la barre des 3 % de
son produit intérieur brut (PIB) en 2017. Selon Bruxelles, il sera encore de 3,4
% du PIB en 2016 et, surtout, de 3,2 % en 2017, alors que Bercy vise un déficit
de 3,3 % cette année et de moins de 3 % en 2017."
Un membre de notre collectif signale avoir reçu
deux factures GDF d'un montant global de 566 euros
pour quatre mois de chauffage peu élevé - 18 degrés -
dans un appartement de 55 m2 parfaitement isolé,
durant l'hiver 2015.
"La dette
publique en France s’est établie à la fin de septembre à 100,4 % du produit
intérieur brut (PIB), soit 2 415 milliards d’euros, en hausse de 39,6 milliards
par rapport au trimestre précédent, a rapporté vendredi 20 décembre l’Institut
national de la statistique et des études économiques (Insee).
La dette publique française avait déjà dépassé par deux fois le PIB en 2017,
après intégration de la dette de la SNCF, pour atteindre 100,7 % au premier
trimestre, et 100,9 % au deuxième trimestre.
La variation de la dette ne permet pas de déduire le déficit
« Cette hausse
provient principalement de la dette négociable à long terme (+ 35,8 milliards
d’euros) et dans une moindre mesure de la dette négociable de court terme (+ 4,1
milliards) », selon un communiqué de l’Insee. « Cette progression de
l’endettement de l’Etat s’accompagne d’une augmentation importante de sa
trésorerie (+ 22,5 milliards) », ajoute l’institut.
L’Insee avertit que « la variation de la dette ne permet pas de déduire le
déficit public », et que la dette publique brute n’est pas exactement la même
que la dette au sens du traité de Maastricht, de laquelle est exclue « la
variation des actifs financiers et des passifs ».
Le traité de Maastricht stipule que l’endettement public des Etats de la zone
euro ne doit pas dépasser 60 % du PIB. L’objectif affiché cette année par le
gouvernement est de contenir la dette publique à la fin de décembre à 98,8 % du
PIB.
La consommation des ménages français a ralenti légèrement en novembre
La croissance des dépenses des ménages français en biens a légèrement ralenti en
novembre (+ 0,1 % après 0,2 % en octobre), en raison d’un repli des achats
alimentaires, a par ailleurs annoncé l’Insee dans un communiqué.
La consommation d’énergie a rebondi en novembre (+ 1,2 % après – 1,5 % le mois
précédent), tandis que les achats alimentaires se sont nettement repliés (– 0,8
% après + 0,8 %), en raison de la baisse de la consommation de tabac, en lien
avec la hausse des prix, a précisé l’institut statistique dans un communiqué.
En revanche, la consommation de biens fabriqués a de nouveau augmenté en
novembre (+ 0,5 %). Quant aux dépenses liées à l’habillement, elles auraient
rebondi en novembre (+ 0,5 % après – 0,5 % en octobre), selon une évolution en
partie extrapolée par l’Insee, en raison de l’indisponibilité provisoire de
données.
Les chiffres de la consommation sont une donnée importante pour la croissance
française, traditionnellement stimulée par les achats des ménages. Le chiffre de
l’Insee ne prend toutefois en compte que la consommation de biens, et pas celle
de services."
"Il y a un an,
bien peu se seraient risqués à la prédire. Et pourtant. L’année 2016 s’achève
sur une remontée des taux d’emprunt français. Le rendement des obligations
tricolores à 10 ans, les OAT, est revenu à 0,7 %, alors qu’il avait chuté, à la
fin de juillet, à moins de 0,1 % sur le marché secondaire – celui où s’échange
la dette déjà émise. La dette publique française, elle, s’élevait à 2 160,4
milliards d’euros au troisième trimestre 2016, soit 97,6 % du produit intérieur
brut (PIB), contre 98,4 % trois mois plus tôt, soit une baisse de 0,9 point,
selon les chiffres publiés par l’Institut national de la statistique et des
études économiques (Insee), vendredi 23 décembre. Alors que les questions
budgétaires demeurent au cœur de la campagne présidentielle en cours, la hausse
des taux souverains hexagonaux doit-elle inquiéter ?"
"La
dette publique, c'est la dette de l'Etat (mais pas que)
La dette publique est composée de la dette de l'Etat, mais aussi des dettes des
autres administrations centrales, des collectivités territoriales et des
organismes de sécurité sociale. D'ailleurs, c'est presque exclusivement de
l'Etat que provient, en volume, l'augmentation de la dette publique ces
dernières années. Par exemple, entre les deux derniers trimestres décomptés,
l'Etat pèse 43,3 milliards d'euros sur les 45,5 milliards de dette publique
supplémentaire.
Cette dette publique est mesurée « au sens de Maastricht », c'est-à-dire en
excluant les titres de dette publique détenus par une autre administration
publique. C'est le cas, par exemple, des dépôts des administrations publiques au
Trésor."
"La dette
publique de la France s'est établie à 2 023,7 milliards d'euros à la fin du
deuxième trimestre, dépassant pour la première fois les 2 000 milliards, a
annoncé l'Insee, mardi 30 septembre."
"La charge
de la dette est l’ensemble des dépenses de l’État consacrées au paiement des
intérêts de sa dette. Dans la loi de finances 2013, elle s’élève à 56,14
milliards d’euros en crédits de paiement, soit 14,19% du budget de l’État. Le
paiement des intérêts de la dette représente ainsi aujourd’hui le troisième
poste de dépenses de l’État.
Ce poste a connu une très forte augmentation du fait de la croissance de la
dette de l’État. Constante depuis une trentaine d’années, la hausse de cette
dette s’est accentuée, dans la période récente (allègements fiscaux, "plan de
relance" destiné à lutter contre la crise économique, investissements d’avenir,
soutien aux pays de la zone euro attaqués lors de la crise des dettes
souveraines dans le cadre des mécanismes mis en œuvre au niveau européen
notamment). Au sein de la dette publique, qui représente 90,2% du PIB fin 2012
(contre 20,7% en 1980), la dette de l’État représente à elle seule 70,82% du
PIB."
"L'eau, indispensable, a considérablement augmenté depuis 1984 : alors que la
facture d'eau annuelle pesait dix-sept heures de travail il y a trente ans,
c'est aujourd'hui trente et une heures, pas loin du double. Il en va de même
pour les logements parisiens, qui, à surfaces égales (76 m2), nécessitent
aujourd'hui de travailler dix ans de plus qu'en 1984 (23,5 années, contre 13,3).
Hors de la capitale également, l'accès au logement a considérablement augmenté :
le coût d'une maison pesait 5,1 années de salaire en 1984, contre 9,7
aujourd'hui."
"L’Éducation nationale redevient le 1er poste budgétaire de l’État,
devant la
charge de la dette. En 2015, son budget atteindra 65,02 milliards d'euros,
en
augmentation de 1,1 milliard par rapport à 2014,
soit une hausse de +2,4%"
"La vraie
contradiction de ce budget réside bien dans la volonté de recruter davantage
d'enseignants en dégradant les carrières des enseignants. Car jusqu'en 2017, une
bonne partie des économies budgétaires sont réalisées sur le dos des
fonctionnaires. Sur les 7.7 milliards d'économies dans les services de l'Etat,
1,4 milliards sont prélevés sur les salaires des personnels. Le gel du point
Fonction publique permet de dégager 1 milliard d'économie par rapport à une
revalorisation au seul niveau de l'inflation. Ce milliard est directement
prélevé dans le porte monnaie des agents de l'Etat dont le niveau de vie est
amputé. Les enveloppes catégorielles, qui permettent de négocier avec les
syndicats des avantages salariaux pour certaines catégories d'agents sont
amputées de moitié. 300 millions sont récupérés là aussi sur les revenus des
fonctionnaires. Enfin la réduction des postes permet de récupérer 400 millions.
En 2015 la masse salariale de l'Etat augmentera de 0.6% soit nettement moins que
l'inflation."
"La dette
publique s’est en effet quasiment stabilisée, passant de 95,3 % à 95,7 % du PIB.
Entre 2012 et 2014, elle avait progressé de près de 6 points, après une
augmentation vertigineuse de l’ordre de 25 points sous le précédent quinquennat.
Le taux de prélèvements obligatoires, quant à lui, est en recul pour la première
fois depuis 2009 : il passe de 44,8 % à 44,5 %. Enfin, la progression des
dépenses publiques en pourcentage du PIB est stoppée: elles passent à 56,8 %
contre 57,3 % l’année précédente."
"L’année 2019
aura fait voler le marché de l’immobilier ancien de record en record : celui du
nombre de transactions, 1,059 million, selon les notaires, soit 100 000 de plus
qu’en 2018, en hausse de 10,4 % ; celui du prix au mètre carré, selon le réseau
Century 21 de 902 agences, qui publie son bilan 2019 le 6 janvier, en
augmentation de 3,1 % pour les appartements et de 1 % pour les maisons, proche
des chiffres arrêtés à fin septembre 2019 par Notaires de France, + 4 % pour les
premiers, + 2,5 % pour les secondes.
« Presque partout en France, après quatre années de hausse régulière, le prix du
mètre carré a dépassé le pic atteint en 2011, commente Laurent Vimont, président
de Century 21. Le marché est disputé par les primo-accédants (moins de 40 ans),
les plus actifs avec 48 % des transactions, les secondo-accédants et les
investisseurs, tandis que le marché de la résidence secondaire recule encore,
à moins de 6 % des transactions. » La génération Blablacar et Airbnb est passée
par là.
Ces performances s’expliquent en bonne partie par le coût de l’argent qui ne
cesse, lui, de chuter : l’emprunt moyen est consenti au taux de 1,12 %, contre
1,44 % en 2018, au-dessous de l’inflation pour le dix-huitième mois d’affilée,
et s’étale sur deux cent trente mois (dix-neuf ans), une durée elle aussi
inédite, stabilisée depuis le début de l’année. Cet avantage financier ne
compense cependant plus la hausse irrésistible des prix dans les grandes villes
comme Paris, Bordeaux, Lyon, Nantes ou Rennes.
« Une valeur
refuge »
A Paris, le
prix moyen d’un mètre carré dépasse largement les 10 000 euros, à 10 170 euros
observés, en octobre, par les notaires qui anticipent 10 380 euros d’ici à
février. Sur un an, Paris se renchérit de 6,6 %, dans un mouvement qui accélère
encore en fin d’année 2019. Le nombre de ventes, lui, fléchit, selon les
notaires, de 9 %, à environ 34 000.
« Les cadres supérieurs règnent en maîtres dans la capitale, réalisant 48 % des
achats, contre moins de 5 % pour les employés et ouvriers, constate M. Vimont,
avec une montée fulgurante du rôle des investisseurs, désormais 31 % des
transactions, contre 22 % l’an passé. »
Article réservé à nos abonnés Lire aussi Immobilier : Paris franchit le cap
historique des 10 000 euros le mètre carré
Le marché
parisien de l’immobilier de luxe – à peine 3 000 ventes de plus de 1 million
d’euros dont 500 dépassent les 2 millions d’euros – est en pénurie structurelle,
car il ne se construit quasiment pas de tels programmes dans Paris, l’obligation
de leur adjoindre 30 % de logements sociaux étant jugée rédhibitoire."
"A l’heure actuelle, plus de 6 millions de foyers bénéficient de ces aides au
logement, soit 22 % des ménages français. Cela représente 16,7 milliards d’euros
par an et ce chiffre n’a cessé d’augmenter depuis les années 1980."
"Pour Laurent Ghekiere, qui représente, auprès de l’Union européenne (UE), les
organismes HLM français réunis au sein de l’Union sociale de l’habitat (USH), «
il y a une vraie prise de conscience des Etats membres de la nécessité de
développer le “logement abordable” ou social. Toutes leurs grandes métropoles
subissent de très fortes pressions immobilières. En corollaire, les autres
régions ou villes se vident, se désertifient, dans des mouvements parfois
violents, surtout dans les pays de l’Est. »
Un premier
indicateur est la part grandissante des dépenses consacrée par les foyers à leur
logement (loyer ou crédit, charges…). Celles-ci représentaient 22,9 % du budget
des ménages en 2013, contre 20,3 % treize ans plus tôt, à l’échelle de l’OCDE.
Au Danemark,
sur cette période, elles sont passées de 26 % à 30 %, un record au niveau
européen. La France figure parmi les pays où ce niveau est le plus élevé, à 26,7
% en 2013 (contre 23,2 % en 2000). Des moyennes nationales qui cachent
évidemment de fortes disparités locales.
Autre constat,
un nombre croissant d’habitants sacrifient plus de 40 % de leurs revenus au
logement, atteignant donc un « coût excessif », selon la norme
internationale...."
"L'eau,
indispensable, a considérablement augmenté depuis 1984 : alors que la facture
d'eau annuelle pesait dix-sept heures de travail il y a trente ans, c'est
aujourd'hui trente et une heures, pas loin du double. Il en va de même pour les
logements parisiens, qui, à surfaces égales (76 m2), nécessitent aujourd'hui de
travailler dix ans de plus qu'en 1984 (23,5 années, contre 13,3). Hors de la
capitale également, l'accès au logement a considérablement augmenté : le coût
d'une maison pesait 5,1 années de salaire en 1984, contre 9,7 aujourd'hui."
"Sans
surprise, les prix de l'immobilier ont flambé en 30 ans, le logement restant le
premier poste de dépenses dans le budget des familles (28 %). Pour preuve: alors
qu'il fallait 5 années et 1 mois de salaire en 1984 pour se payer une maison, il
faut 9 ans et 7 mois pour acquérir le même bien! Idem pour un appartement de 76
m2 à Paris: 23 ans et demi en 2014, contre 13 ans et 3 mois en 1984. Tous les
coûts liés au logement ont flambé. Le temps de travail nécessaire pour régler sa
facture d'eau ou son assurance habitation est deux fois plus important. "
"Corrélation.
L’ Ile-de-France figure parmi les régions les plus chères d’Europe pour se
loger. Les prix y sont notamment beaucoup plus élevés que dans les grandes
villes allemandes. Cette situation nuit à la compétitivité de l’économie
francilienne : pour que leurs employés puissent se loger, les entreprises sont
obligées de pratiquer des salaires plus élevés qu’ailleurs. Un rapport, annexé
au projet de loi de finances pour 2013, rend compte d’études montrant, dans la
zone euro, une corrélation entre la progression des coûts du logement et celle
des coûts salariaux au cours de la décennie 2000-2010. Quand l’immobilier monte,
les salaires doivent monter aussi.
La mobilité des salariés se trouve aussi touchée : des emplois sont refusés
faute, pour ceux qui postulent, de trouver à proximité un logement à un prix
accessible. Cette situation alimente enfin le malaise social. En dépit de
revenus supérieurs à la moyenne nationale, les ménages de la région capitale
peinent à boucler leurs fins de mois, y compris les couches moyennes. Leur
pouvoir d’achat est amputé par la dérive des loyers. Certains, notamment les
personnes vivant seules, consacrent plus de la moitié de leur budget pour se
loger (lire
notre témoignage).
Il est vrai que, pour les familles, les prix sont au zénith. «A Paris, les
locations de 2012 se sont conclues à un loyer moyen de 24,2 euros/m²», indique
l’étude de l’Olap. Autrement dit, il faut compter souvent au moins 1 000 euros
par mois pour un deux pièces, et 2 000 euros pour qu’une famille avec des
enfants puisse se loger dans un appartement de 80 m². Ce qui correspond à la
moitié du budget d’un ménage disposant d’un revenu a priori confortable de 4 000
euros. «Les pouvoirs publics n’ont absolument pas pris la mesure des efforts
financiers et même des souffrances sociales que génèrent ces loyers élevés chez
les ménages modestes et moyens», dénonce Michel Fréchet, le président de la CGL,
la confédération générale du logement (CGL), autre grande association de
locataires."
C’est le nombre de logements locatifs en France : 6,6 millions dans le privé et
5,1 millions dans le public (HLM, SEM, collectivités territoriales). En 2009, le
montant des loyers acquittés par les locataires s’est élevé à 38,7 milliards
d’euros dans le parc privé et à 16,8 milliards dans le public (source : le
Compte du logement 2011)."
"Annoncé le 31
décembre 2013 par François Hollande, le Pacte de responsabilité était un pari
inédit : offrir aux entreprises des aides sous la forme de réductions d'impôts
et de cotisations sociales sans contreparties chiffrées. Outre l'espoir que les
entreprises profitent de cette manne pour embaucher, l'idée était de montrer que
la gauche n'est pas contre l'entreprise. Mais 15 mois plus tard, le bilan est
plus que mitigé : "le compte n'y est pas", a estimé Manuel Valls.
Le Pacte de responsabilités, une aide de 40 milliards d'euros. Dévoilé lors des
vœux présidentiels pour l'année 2014, le Pacte de responsabilité repose sur un
principe simple : redonner de l'air aux entreprises pour qu'elles embauchent
ensuite. Et l'effort de l'Etat est conséquent : 40 milliards d'euros d'aides
entre 2015 et 2017, sous formes de réductions d'impôts et de cotisations
sociales, en échange de négociations, notamment sur la question de l'emploi,
dans les branches professionnelles.
"L'effort est
insuffisant" du côté des entreprises. Mais les choses ne se sont visiblement pas
passées comme le prévoyait le gouvernement. "Je le dis une nouvelle fois : sur
ce terrain le compte n'y est pas, l'effort est insuffisant dans trop de branches
professionnelles", a martelé mercredi Manuel Valls. Avant d'ajouter : "le moment
approche où le gouvernement et le parlement auront à dresser un bilan en vue des
prochaines étapes du Pacte, avant l'été, et il est indispensable (...) que la
dynamique monte en charge réellement d'ici là".
"L'Etat a pris ses responsabilités et tenu son engagement en créant le CICE et
le Pacte. Aux partenaires économiques de prendre les leurs, en mettant
pleinement à profit leurs nouvelles marges de manoeuvre pour investir et pour
embaucher et en négociant dans toutes les branches des engagements pour l'emploi
et la formation des jeunes, comme le prévoyait l'accord signé le 5 mars 2014 -
il y a plus d'un an - par le Medef, la CGPME et l'UPA", a ajouté le Premier
ministre.
Manuel Valls en a profité pour rappeler qu'une conférence sociale thématique
aurait lieu en juin pour "lever les freins à la création d'emploi" dans les
petites entreprises. "Tous les sujets seront sur la table" et notamment "la
simplification de la règlementation du travail", a-t-il souligné, réaffirmant
que l'objectif "n'est pas de remettre en cause le CDI".
Où est sont les contreparties ? Mi-mars, le gouvernement ne recensait que 12
accords de branche, dont 10 dans les 50 principales qui rassemblent 11,4
millions des 18 millions de salariés du privé. Parmi les branches ayant
formellement "signé" un accord, le gouvernement liste notamment la chimie,
métallurgie, assurances, industries textiles, carrières et métaux, services
automobiles, bureaux d'étude, restauration rapide. Elles représentent plus de
4,1 millions de salariés. Le ministère recense également des accords "Pacte"
dans deux branches plus petites (transport urbain, architectes)."
"Le PIB de la
France augmente au même rythme depuis 3 ans. Le ministre des Finances, qui avait
dû réviser les prévisions de croissance de 1% à 0,4% cet été, espère à nouveau
une hausse de 1% pour 2015. "
"Les riches
sont plus nombreux, en France, et ils sont même de plus en plus riches. Ainsi,
entre 2013 et 2014, le nombre d’assujettis à l’impôt de solidarité sur la
fortune (ISF) est passé de 312 406 à 331 010, soit une progression de 6 %. Dans
le même temps, la valeur totale des patrimoines déclarés a bondi de 10 %,
atteignant 476,28 milliards d’euros en 2014 contre 433,47 milliards l’année
précédente. Les valeurs immobilières ont crû de 8,2 % et les valeurs mobilières
de 10,8 %. Alors que, dans le même temps, la croissance du produit intérieur
brut (PIB) se languissait à un morne 0,4 %.
Deux facteurs principaux concourent à cette fulgurante progression : une hausse
de l’ordre de 20 % du CAC 40 sur l’année, qui a dopé les revenus boursiers, et
les résultats obtenus par le service de régularisation des avoirs non déclarés
détenus à l’étranger. Le retour de ces capitaux « planqués » a ainsi gonflé la
base imposable à l’ISF. Résultat : l’impôt sur la fortune a rapporté à l’Etat
5,19 milliards d’euros en 2014 contre 4,39 milliards en 2013 (+ 18 %). Ce sont
d’abord les patrimoines les plus élevés, supérieurs à 10 millions d’euros, qui
ont connu la plus forte progression, la valeur moyenne des patrimoines des
foyers assujettis à l’ISF s’établissant à 2,7 millions d’euros."
"(...) un
rapport de l’association Oxfam montre une concentration des richesses
entre
quelques mains, 1% de la population mondiale détenant aujourd’hui 50%
des
richesses mondiales."
"En France, les salaires les plus élevés sont au plus haut
depuis 50 ans
L’Insee publie une étude sur les plus hauts salaires en 2017.
Les 0,1 % les mieux payés captent la plus grande part de la masse salariale
depuis un demi-siècle. Ceux qui en profitent sont des hommes, parisiens et âgés.
"535 euros par
mois. C’est le montant du niveau de vie médian des quelque 600 000 personnes
reçues dans les permanences du Secours catholique en 2014. L’association
caritative publie, jeudi 5 novembre, son rapport annuel, qui montre une
accentuation inquiétante de la très grande pauvreté en France. On savait qu’avec
la crise la pauvreté en général gagnait du terrain. L’étude montre que le très
grand dénuement augmente aussi : en 2014, 3,5 % des personnes aidées sont ainsi
touchées, contre 2,5 % en 2000.
(...)
Les
trois-quarts des ménages rencontrés font partie des 4 % les plus pauvres de la
population française. Vivant avec moins de 535 euros, ils ont un niveau de vie
inférieur au seuil de pauvreté le plus bas, fixé par l’Insee à 40 % du niveau de
vie médian des Français, soit 667 euros par mois. En 2014, 2,1 millions de
personnes sont concernées. Le Secours catholique estime en rencontrer la moitié
dans ses différentes..."
Salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC)
Smic : + 1,24
% au 1er janvier 2018
Publié le 18
décembre 2017 -
Direction de
l'information légale et administrative (Premier ministre)
À partir du
1er janvier 2018,
le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic)
va être revalorisé de 1,24 % (contre 0,93 % au 1er janvier 2017).
C'est ce qu'a
annoncé la ministre du Travail
dans un communiqué du vendredi 15 décembre 2017.
Le nouveau
montant du Smic brut horaire
sera donc porté à 9,88 € au 1er janvier 2018
(contre 9,76 € depuis le 1er janvier 2017)
soit 1 498,47 € mensuels
sur la base de la durée légale
du travail de 35 heures hebdomadaires.
Direction de l'information légale et administrative (Premier
ministre)
À partir du 1er janvier 2015, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) sera revalorisé de 0,8 %. C’est ce qu’indique un décret publié
au Journal officiel du mercredi 24 décembre 2014.
Le nouveau montant horaire brut sera porté à 9,61 euros au 1er janvier 2015
(contre 9,53 euros depuis le 1er janvier 2014), soit 1 457,52 euros bruts
mensuels sur la base de la
durée légale de 35
heures hebdomadaires (contre 1 445,38 euros bruts, précédemment). Le Smic
avait été revalorisé de 1,1 % au 1er janvier 2014.
Le Smic correspond à un salaire horaire en dessous duquel, légalement,
aucun
salarié de plus de 18 ans ne doit être payé."
"La Sécurité
sociale (...)
assure le remboursement des soins de santé,
mais aussi la gestion des retraites, des allocations familiales
et des accidents du travail
(...)
Très en retard
par rapport à sa voisine l’Allemagne,
qui avait mis en place, sous Bismarck,
un système d’assurance généralisée contre les risques maladie dès 1883,
les accidents du travail en 1884 et de vieillesse et d’invalidité en 1889,
la France commence à se doter de lois de protection sociale
au début du XXe
siècle,
très partiellement, secteur par secteur."
Seuil de pauvreté :
987 euros par mois (en 2011-2012)
"Entre 2011
et 2012, la France comptait
quelque 8,5 millions de personnes
vivant
en dessous
du seuil de pauvreté (987 euros par mois), soit 200 000 personnes de moins
que
l'année précédente.
Le taux de pauvreté s'élève à 13,9 % de la population,
contre 14,3 % en 2011."
"En
France, la dernière modification de taux de TVA
est intervenue au 1er janvier
2014,
conformément à l'article 68
de la loi n° 2012-1510 du 29 décembre 2012 :
le taux normal est passé de 19,6 % à 20 %"